Simulateur de démission : préavis, solde et chômage

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Renseignez votre statut et votre ancienneté pour connaître votre préavis et vos droits.

Comment démissionner ?

La démission est la rupture du CDI à l'initiative du salarié. Aucune forme n'est imposée par la loi, mais une lettre remise en main propre contre décharge ou envoyée en recommandé avec accusé de réception permet de dater précisément le point de départ du préavis. La volonté de démissionner doit être claire et non équivoque : une démission donnée sous le coup de la colère ou sous la pression peut être requalifiée.

Attention : depuis 2023, un abandon de poste peut être assimilé à une démission. Après une mise en demeure de reprendre le travail restée sans effet dans le délai fixé (15 jours minimum), le salarié est présumé démissionnaire et perd ses droits au chômage.

Quelle durée de préavis ?

Le Code du travail ne fixe pas de durée de préavis de démission : elle est prévue par la convention collective, le contrat de travail ou les usages. Les durées les plus courantes sont :

StatutPréavis usuel
Ouvrier, employé1 mois (parfois 2 semaines en début de contrat, 2 mois après 2 ans)
Agent de maîtrise, technicien1 à 2 mois
Cadre3 mois

Le préavis peut être réduit d'un commun accord ou si l'employeur vous en dispense : dans ce dernier cas, il doit vous verser une indemnité compensatrice. Si c'est vous qui demandez à partir plus tôt et que l'employeur accepte, le préavis non effectué n'est pas payé. Vérifiez la durée exacte avec le simulateur de préavis.

Ce que vous percevez en partant

Une démission n'ouvre droit à aucune indemnité de départ. Vous percevez votre salaire jusqu'à la fin du préavis, l'indemnité compensatrice des congés payés non pris et les primes dues au prorata : calculez le détail avec le simulateur de solde de tout compte.

Démission et chômage

En principe, un salarié démissionnaire n'a pas droit à l'allocation chômage. Il existe trois exceptions :

  • La démission légitime : suivi d'un conjoint qui déménage pour un nouvel emploi, salaires impayés, violences conjugales, mariage ou PACS entraînant un déménagement, démission d'un nouvel emploi dans les 65 premiers jours, etc.
  • La démission pour reconversion : après environ 5 ans d'activité salariée continue (1 300 jours sur les 60 derniers mois), avec un projet de formation ou de création d'entreprise validé par Transitions Pro avant la démission.
  • Le réexamen après 121 jours : une instance paritaire de France Travail peut accorder l'allocation si vous justifiez de recherches actives d'emploi.

Si votre employeur est d'accord pour votre départ, la rupture conventionnelle vous ouvre droit au chômage et à une indemnité. Comparez les deux options dans notre comparatif démission ou rupture conventionnelle.

Toutes les fins de contrat

Pour tout comprendre, lisez notre guide complet de la rupture du contrat de travail.

Questions fréquentes

Il est le plus souvent de 3 mois, mais c'est la convention collective ou le contrat de travail qui fait foi. Le préavis peut être raccourci d'un commun accord avec l'employeur.

Non, sauf démission légitime, démission pour un projet de reconversion validé, ou réexamen accordé par France Travail après 121 jours de chômage non indemnisé.

Oui. Le préavis court normalement pendant l'arrêt, sans être prolongé. Vous continuez à percevoir les indemnités journalières jusqu'à la fin de l'arrêt.

Non. La démission est un acte unilatéral qui n'a pas à être acceptée. L'employeur peut seulement exiger que le préavis soit effectué.

Non. Depuis la loi du 21 décembre 2022, le salarié qui abandonne volontairement son poste et ne reprend pas le travail après mise en demeure est présumé démissionnaire : il n'a pas droit à l'allocation chômage.