Calcul de l'indemnité de congés payés

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Qu'est-ce que l'indemnité de congés payés ?

L'indemnité de congés payés est la rémunération versée au salarié pendant ses congés annuels. Tout salarié a droit à 2,5 jours ouvrables (ou 2,08 jours ouvrés) de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète. La période de référence s'étend du 1er juin au 31 mai de l'année suivante.

L'employeur est tenu de calculer l'indemnité selon les deux méthodes légales et de retenir la plus favorable au salarié. Notre simulateur effectue ce comparatif automatiquement et vous indique le montant le plus avantageux.

Comment fonctionne le calcul ?

Deux méthodes coexistent et l'employeur doit appliquer la plus favorable :

  • Méthode du maintien de salaire : le salarié perçoit la même rémunération que s'il avait travaillé. Indemnité = salaire mensuel / nombre de jours ouvrés du mois × nombre de jours de congés pris.
  • Méthode du dixième : l'indemnité correspond à 1/10 de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence (1er juin au 31 mai). Cette méthode inclut les primes, les heures supplémentaires et les avantages en nature perçus durant l'année.

La méthode du dixième est souvent plus favorable pour les salariés ayant perçu des primes exceptionnelles, des heures supplémentaires ou des augmentations en cours d'année.

Barèmes et données 2026

ParamètreValeur 2026
Acquisition mensuelle2,5 jours ouvrables ou 2,08 jours ouvrés
Congés annuels (année complète)30 jours ouvrables (5 semaines)
Période de référence1er juin au 31 mai
Congé principal obligatoire12 jours ouvrables consécutifs minimum entre le 1er mai et le 31 octobre
Indemnité compensatrice (départ)Jours acquis non pris × indemnité journalière
Fractionnement+1 ou +2 jours si congés pris hors période légale

Conseils et optimisations

  • Vérifiez la méthode appliquée : contrôlez que votre employeur applique bien la méthode la plus favorable. Si vous avez perçu des primes ou heures supplémentaires, la méthode du dixième est souvent plus avantageuse.
  • Jours de fractionnement : si vous prenez des congés en dehors de la période légale (1er mai - 31 octobre), vous pouvez bénéficier de 1 à 2 jours de congés supplémentaires (sauf renonciation par accord).
  • Congés non pris : les congés non pris sont perdus à la fin de la période de prise (sauf report autorisé par l'employeur ou cas spécifiques). En cas de départ, ils donnent lieu à une indemnité compensatrice.
  • Convention collective : vérifiez si votre convention prévoit des jours de congés supplémentaires (ancienneté, événements familiaux, etc.).

Questions fréquentes

Les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés (6 jours par semaine). Les jours ouvrés sont les jours normalement travaillés dans l'entreprise (généralement 5 jours, du lundi au vendredi). Le droit légal est de 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés, ce qui revient aux mêmes 5 semaines de vacances.

La méthode du dixième est généralement plus favorable lorsque le salarié a perçu des primes (13e mois, primes d'objectifs), des heures supplémentaires régulières, des commissions variables, ou a bénéficié d'une augmentation de salaire en cours d'année de référence. Dans ces cas, le dixième de la rémunération annuelle est supérieur au salaire mensuel maintenu.

En principe, les congés non pris sont perdus à la fin de la période de prise (généralement le 31 mai). Cependant, l'employeur ne peut pas imposer la perte si c'est lui qui a empêché le salarié de les prendre. Des reports sont possibles en cas d'arrêt maladie, de congé maternité, ou par accord d'entreprise. En cas de départ, les congés acquis non pris donnent obligatoirement lieu à une indemnité compensatrice.

Oui, l'employeur fixe l'ordre des départs en congés en tenant compte de la situation familiale des salariés, de l'ancienneté et de l'activité chez d'autres employeurs. Il doit consulter le CSE et informer les salariés au moins 1 mois avant le départ. Le salarié ne peut pas fixer unilatéralement ses dates de congés.

Depuis une décision de la Cour de cassation alignée sur le droit européen, les salariés en arrêt maladie (y compris non professionnelle) continuent d'acquérir des congés payés pendant leur absence. Ce droit est limité à 2 jours ouvrables par mois d'absence pour maladie non professionnelle (soit 24 jours par an) et à 2,5 jours par mois pour les arrêts d'origine professionnelle.

L'indemnité compensatrice est versée au salarié qui quitte l'entreprise (démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD) avec des jours de congés acquis mais non pris. Son montant est calculé selon la même règle que l'indemnité de congés payés (méthode la plus favorable entre le maintien et le dixième). Elle est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt.