Calcul de l'ancienneté
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Qu'est-ce que l'ancienneté ?
L'ancienneté représente la durée de présence du salarié dans l'entreprise, calculée à partir de la date d'entrée jusqu'à une date donnée. C'est un élément fondamental du droit du travail français car elle conditionne de nombreux droits : indemnité de licenciement, durée du préavis, congés supplémentaires, prime d'ancienneté, priorité de réembauche et bien d'autres avantages prévus par la loi ou les conventions collectives.
L'ancienneté est mentionnée sur le bulletin de paie et le certificat de travail. Elle peut être reprise en cas de succession de contrats dans la même entreprise (CDD suivi d'un CDI, par exemple) et inclure certaines périodes de suspension du contrat de travail. Notre simulateur calcule votre ancienneté exacte en années, mois et jours.
Comment fonctionne le calcul ?
Le calcul de l'ancienneté repose sur la différence entre la date d'entrée dans l'entreprise et la date de référence. Sont intégralement comptabilisées :
- Les périodes de travail effectif, y compris le temps partiel
- Les congés payés et les jours de RTT
- Les congés maternité, paternité et adoption
- Les arrêts pour maladie professionnelle et accidents du travail
- Les congés de formation (CPF de transition)
- Les périodes de mise à pied conservatoire suivies de réintégration
Certaines périodes peuvent ne pas être comptabilisées (sauf convention collective plus favorable) :
- Le congé sabbatique et le congé sans solde
- Le congé parental d'éducation (pris en compte pour moitié seulement)
- Le congé pour création d'entreprise
- Les arrêts maladie non professionnelle (selon la convention collective)
En cas de succession de contrats (CDD puis CDI), l'ancienneté du CDD est reprise. En cas de transfert d'entreprise (article L1224-1), l'ancienneté est intégralement maintenue. Les périodes de stage supérieures à 2 mois sont également prises en compte.
Barèmes et données 2026
| Seuil d'ancienneté | Droits ouverts |
|---|---|
| 6 mois (sur 24 derniers mois) | Droit aux allocations chômage (are) |
| 8 mois ininterrompus | Droit à l'indemnité légale de licenciement |
| 1 an | Congés supplémentaires (certaines conventions), priorité de réembauche |
| 2 ans | Préavis de licenciement allongé (2 mois pour ouvriers/employés) |
| 3 ans | Éligibilité à certaines primes d'ancienneté conventionnelles |
| 5 ans | Majoration de la prime d'ancienneté dans de nombreuses conventions |
| 10 ans | Indemnité de licenciement majorée (1/3 de mois au lieu de 1/4) |
| 20 ans | Médaille d'honneur du travail (argent) |
Conseils et optimisations
- Vérifiez votre date d'entrée : la date d'ancienneté figurant sur votre bulletin de paie doit correspondre à votre premier jour de travail, y compris les périodes de CDD antérieures si elles n'ont pas été interrompues de manière significative.
- Consultez votre convention collective : de nombreuses conventions prévoient des primes d'ancienneté (souvent de 3 à 15 % du salaire de base), des congés supplémentaires et des avantages spécifiques liés à l'ancienneté.
- Attention au congé parental : le congé parental d'éducation n'est comptabilisé qu'à moitié par défaut (article L1225-54). Vérifiez si votre convention prévoit une prise en compte intégrale.
- Conservez vos documents : gardez vos contrats de travail, avenants et certificats de travail qui attestent de votre ancienneté. Ils seront indispensables en cas de contestation.
- Reprise d'ancienneté : en cas de transfert d'entreprise ou de reprise de CDD en CDI, l'ancienneté antérieure est reprise. Vous pouvez aussi négocier une clause de reprise d'ancienneté lors d'une embauche.
Questions fréquentes
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