Simulateur de revenus fonciers

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Remplissez le formulaire pour comparer les regimes d'imposition de vos revenus fonciers.

Qu'est-ce que les revenus fonciers ?

Les revenus fonciers désignent les revenus tirés de la location de biens immobiliers non meublés (location nue). Ils englobent les loyers perçus pour la location d'appartements, de maisons, de locaux commerciaux, de parkings ou de terrains. En France, ces revenus sont soumis à l'impôt sur le revenu selon le barème progressif et aux prélèvements sociaux de 17,2 %.

Le propriétaire bailleur a le choix entre deux régimes fiscaux pour déclarer ses revenus fonciers : le micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) et le régime réel (déduction des charges réelles). Le choix du régime a un impact considérable sur l'impôt dû. Notre simulateur compare les deux régimes et vous indique lequel est le plus avantageux selon votre situation.

Comment fonctionne le calcul ?

Régime micro-foncier

Accessible aux propriétaires percevant moins de 15 000 € de loyers annuels bruts, le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers :

Revenu imposable micro-foncier = Loyers bruts × 70 %

Aucune charge n'est déductible individuellement puisque l'abattement de 30 % est censé couvrir l'ensemble des dépenses.

Régime réel

Au régime réel, vous déduisez les charges réellement supportées :

Revenu imposable réel = Loyers bruts - Charges déductibles

Les charges déductibles comprennent : taxe foncière, charges de copropriété, intérêts d'emprunt, travaux d'entretien et de réparation, assurance, frais de gestion, etc.

Imposition totale

Impôt total = Revenu imposable × (TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux)

Barèmes et données 2026

Élément Valeur 2026
Plafond micro-foncier15 000 € de loyers bruts/an
Abattement micro-foncier30 %
Prélèvements sociaux17,2 %
TMI 11 % : imposition totale28,2 %
TMI 30 % : imposition totale47,2 %
TMI 41 % : imposition totale58,2 %
TMI 45 % : imposition totale62,2 %
Plafond déficit foncier imputable sur revenu global10 700 €/an
Durée d'engagement au régime réel3 ans minimum

Conseils et optimisations

  • Comparez systématiquement les deux régimes : le régime réel est plus avantageux dès que vos charges réelles dépassent 30 % de vos loyers. Notre simulateur vous indique le régime le plus favorable.
  • Conservez toutes vos factures : au régime réel, chaque charge déductible réduit votre impôt. Gardez précieusement les factures de travaux, quittances de charges, relevés d'intérêts et avis de taxe foncière.
  • Déduisez les intérêts d'emprunt : les intérêts du crédit immobilier, l'assurance emprunteur et les frais de dossier sont intégralement déductibles au régime réel. C'est souvent le poste de déduction le plus important.
  • Envisagez le déficit foncier : si vos charges dépassent vos loyers, le déficit foncier permet de réduire votre revenu global jusqu'à 10 700 €/an. Idéal pour les investisseurs qui réalisent des travaux importants.
  • Pensez à la location meublée : si votre taux d'imposition est élevé, la location meublée (statut LMNP) peut être plus avantageuse grâce à l'amortissement du bien au régime réel BIC, qui réduit fortement voire annule l'impôt.

Questions fréquentes

Le régime réel est plus avantageux lorsque vos charges déductibles dépassent 30 % de vos loyers bruts. C'est souvent le cas si vous avez un crédit en cours (intérêts déductibles), des travaux de rénovation, ou des charges de copropriété élevées. En règle générale, si vos charges dépassent 4 500 € par an pour 15 000 € de loyers, le régime réel est préférable.

Les principales charges déductibles sont : la taxe foncière (hors TEOM), les charges de copropriété non récupérables, les intérêts d'emprunt et assurance emprunteur, les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration, les primes d'assurance (PNO), les frais de gestion (agence), les frais de procédure juridique et les provisions pour charges de copropriété.

Le micro-foncier s'applique automatiquement si vous remplissez les conditions (loyers inférieurs à 15 000 €). Si vous optez pour le régime réel, ce choix est irrévocable pendant 3 ans. Passé ce délai, vous pouvez revenir au micro-foncier si vos loyers restent sous le plafond. Le passage au régime réel se fait simplement en remplissant le formulaire 2044 lors de la déclaration de revenus.

Oui, les revenus fonciers sont soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 % en plus de l'impôt sur le revenu. L'imposition totale peut donc atteindre 28,2 % (TMI 11 %), 47,2 % (TMI 30 %), 58,2 % (TMI 41 %) ou 62,2 % (TMI 45 %). C'est pourquoi l'optimisation du régime fiscal est cruciale pour maximiser le rendement net de votre investissement locatif.

Oui, vous devez déclarer vos revenus fonciers même en situation de déficit. Le déficit foncier est d'ailleurs avantageux puisqu'il réduit votre revenu global imposable (jusqu'à 10 700 € par an). Remplissez le formulaire 2044 pour détailler vos recettes et charges, et reportez le résultat (positif ou négatif) sur votre déclaration 2042.

Souvent oui. La location meublée (LMNP) relève des BIC et permet l'amortissement du bien au régime réel, ce qui réduit considérablement voire annule l'impôt sur les revenus locatifs. En revanche, la location nue offre l'avantage du déficit foncier imputable sur le revenu global et un bail plus long (3 ans) qui assure plus de stabilité. Le choix dépend de votre situation fiscale et de vos objectifs.