Simulateur de taxe d'habitation (residence secondaire)

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Qu'est-ce que la taxe d'habitation sur les résidences secondaires ?

La taxe d'habitation est un impôt local historique qui a longtemps concerné tous les occupants de logements en France. Depuis le 1er janvier 2023, la taxe d'habitation sur les résidences principales a été définitivement supprimée pour l'ensemble des contribuables. En revanche, la taxe d'habitation reste pleinement applicable aux résidences secondaires et aux logements vacants.

Sont considérés comme résidences secondaires tous les logements meublés qui ne constituent pas la résidence principale du contribuable : maisons de vacances, appartements en station, pieds-à-terre, logements occupés occasionnellement. Le propriétaire ou l'occupant au 1er janvier de l'année d'imposition est redevable de la taxe. Notre simulateur vous permet d'estimer le montant de cette taxe en tenant compte de la valeur locative, du taux communal et de la majoration éventuelle.

Comment fonctionne le calcul ?

Le calcul de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires suit un mécanisme en plusieurs étapes :

La valeur locative cadastrale

La base de calcul est la valeur locative cadastrale du logement, déterminée par l'administration fiscale. Elle correspond au loyer annuel théorique que le bien pourrait produire s'il était loué dans des conditions normales. Cette valeur est révisée chaque année par un coefficient forfaitaire d'actualisation (1,7 % en 2026). Elle dépend de la surface, du confort, de la localisation et de l'état du bien.

Les abattements

Un abattement obligatoire de 50 % est appliqué à la valeur locative cadastrale pour obtenir la base nette d'imposition. Certaines communes peuvent voter des abattements supplémentaires, mais ceux-ci sont rares pour les résidences secondaires (ils concernent principalement les résidences principales, désormais exonérées).

Le taux communal

La base nette est multipliée par le taux d'imposition voté par la commune. Ce taux varie considérablement d'une commune à l'autre, de 10 % à plus de 50 % dans certaines villes. Les communes les plus touristiques ont souvent des taux élevés en raison du nombre important de résidences secondaires.

La majoration pour résidence secondaire

Dans les zones tendues (communes où il existe un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logements), le conseil municipal peut voter une majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Cette majoration peut aller de 5 % à 60 % de la base nette d'imposition. Depuis 2023, toutes les communes de plus de 50 000 habitants situées en zone tendue peuvent appliquer cette surtaxe.

Barèmes et données 2026

Élément Valeur 2026
Abattement de base50 % de la valeur locative cadastrale
Coefficient de revalorisation+1,7 % (sur les valeurs locatives)
Taux communalVariable selon la commune (10 à 50 %)
Majoration résidence secondaire5 à 60 % (zones tendues)
Communes éligibles à la majorationToutes les communes en zone tendue (environ 3 700 communes)
Date limite de paiementMi-décembre (généralement le 15 décembre)

Qui paie la taxe d'habitation sur une résidence secondaire ?

La taxe d'habitation est due par la personne qui dispose du logement au 1er janvier de l'année d'imposition, qu'elle en soit propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit. Contrairement à la taxe foncière qui incombe toujours au propriétaire, la taxe d'habitation suit l'occupant :

  • Si vous êtes propriétaire occupant de votre résidence secondaire, vous payez la taxe d'habitation.
  • Si vous louez votre résidence secondaire à un locataire qui y habite au 1er janvier, c'est le locataire qui est redevable.
  • Si le logement est vacant au 1er janvier (non meublé et inoccupé), la taxe d'habitation ne s'applique pas, mais la taxe sur les logements vacants (TLV) peut être due.

Exonérations et dégrèvements possibles

Certaines situations permettent d'obtenir une exonération ou un dégrèvement de la taxe d'habitation sur la résidence secondaire :

  • Contrainte professionnelle : si vous êtes contraint de résider dans un lieu différent de votre résidence principale pour des raisons professionnelles, vous pouvez demander un dégrèvement.
  • Logement inhabitable : si le logement est en travaux importants ou impropre à l'habitation, une exonération peut être accordée sur demande motivée.
  • Établissement d'hébergement : les personnes hébergées durablement en maison de retraite ou en établissement de soins qui conservent la jouissance de leur ancien domicile peuvent obtenir un dégrèvement.

Conseils et optimisations

  • Vérifiez la valeur locative cadastrale : des erreurs existent dans les fichiers cadastraux (surface surestimée, confort surévalué). Vous pouvez demander une révision auprès du centre des impôts fonciers.
  • Contestez la majoration : si vous pouvez prouver que votre résidence secondaire est imposée à tort (résidence principale mal classée, contrainte professionnelle), vous pouvez contester la majoration.
  • Anticipez les échéances : la taxe d'habitation est payable en fin d'année. Prévoyez cette dépense dans votre budget, surtout si la commune applique une forte majoration.
  • Optez pour le prélèvement mensuel : vous pouvez étaler le paiement de la taxe d'habitation sur 10 mois par prélèvement automatique, ce qui facilite la gestion de trésorerie.

Questions fréquentes

La taxe d'habitation sur les résidences principales a été supprimée pour tous les contribuables depuis le 1er janvier 2023. En revanche, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires est maintenue et reste pleinement applicable. Elle concerne tous les propriétaires ou occupants d'un logement qui n'est pas leur résidence principale au 1er janvier de l'année.

Dans les communes situées en zone tendue (où l'offre de logements est insuffisante par rapport à la demande), le conseil municipal peut voter une majoration de la taxe d'habitation allant de 5 % à 60 % de la base nette. Cette surtaxe vise à décourager la détention de résidences secondaires dans les zones où les résidences principales manquent. Environ 3 700 communes françaises sont classées en zone tendue.

Le taux communal de taxe d'habitation figure sur votre avis d'imposition de l'année précédente. Vous pouvez également le consulter sur le site des impôts (impots.gouv.fr) ou sur le site de la Direction Générale des Finances Publiques (collectivites-locales.gouv.fr) qui publie les taux votés par chaque commune. Le taux est voté chaque année par le conseil municipal et peut donc varier d'une année sur l'autre.

Non, la taxe d'habitation n'est pas récupérable sur le locataire au titre des charges locatives. C'est l'occupant au 1er janvier qui en est redevable. Si le logement est loué et que le locataire y réside au 1er janvier, c'est lui qui reçoit l'avis d'imposition et qui doit payer. Si le propriétaire occupe le logement comme résidence secondaire, c'est à lui de payer. Ne confondez pas avec la TEOM qui, elle, est récupérable.

Oui, vous pouvez contester le montant de la taxe d'habitation en adressant une réclamation au centre des impôts dont dépend le logement. Les motifs de contestation les plus fréquents sont une erreur sur la valeur locative cadastrale (surface, confort, état du bien), l'application à tort de la majoration résidence secondaire, ou une erreur sur la situation d'occupation au 1er janvier. La réclamation doit être faite avant le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement.