Simulateur de deficit foncier

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Qu'est-ce que le déficit foncier ?

Le déficit foncier est un mécanisme fiscal puissant qui permet aux propriétaires bailleurs de déduire de leur revenu global les charges qui excèdent leurs revenus fonciers. Concrètement, lorsque les dépenses liées à un bien locatif (travaux, charges, taxes) dépassent les loyers perçus, la différence constitue un déficit foncier qui vient réduire l'impôt sur le revenu. Ce mécanisme est imputable sur le revenu global à hauteur de 10 700 € par an (21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique depuis 2023).

Le déficit foncier est particulièrement avantageux pour les investisseurs qui réalisent des travaux importants de rénovation dans l'ancien. Il ne s'agit pas d'un dispositif de défiscalisation soumis au plafonnement des niches fiscales, ce qui en fait un outil d'optimisation fiscale sans plafond (au-delà de 10 700 €, le surplus est reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes).

Comment fonctionne le calcul ?

Étape 1 : Calculer le résultat foncier

Résultat foncier = Loyers annuels - (Charges déductibles + Travaux + Intérêts d'emprunt)

Si le résultat est négatif, vous êtes en situation de déficit foncier.

Étape 2 : Répartir le déficit

Le déficit foncier obéit à des règles précises de répartition :

  • Les intérêts d'emprunt ne sont déductibles que des revenus fonciers (pas du revenu global). Le déficit lié aux intérêts est reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
  • Les autres charges (travaux, taxes, assurance, gestion) sont déductibles du revenu global dans la limite de 10 700 €/an (ou 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique éligibles).
  • Le surplus au-delà du plafond est reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

Étape 3 : Calculer l'économie d'impôt

Économie d'impôt = Déficit imputable × (TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux)

Barèmes et données 2026

Élément Règle 2026
Plafond d'imputation sur le revenu global10 700 €/an
Plafond pour travaux de rénovation énergétique21 400 €/an (dispositif prolongé)
Durée de report du déficit excédentaire10 ans (sur les revenus fonciers uniquement)
Intérêts d'empruntDéductibles uniquement des revenus fonciers
Obligation de location après imputation3 ans minimum (jusqu'au 31 décembre de la 3e année)
Régime fiscal requisRégime réel d'imposition (pas de micro-foncier)
Plafonnement des niches fiscalesNon concerné (hors plafond)

Conseils et optimisations

  • Privilégiez les travaux d'entretien et de réparation : seuls les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration sont déductibles. Les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement ne le sont pas. Faites bien la distinction avec votre artisan.
  • Étalez vos travaux sur plusieurs années : si vos travaux dépassent largement le plafond de 10 700 €, envisagez de les répartir sur 2 ou 3 ans pour maximiser l'imputation sur le revenu global chaque année.
  • Respectez l'obligation de location : après avoir imputé un déficit foncier sur votre revenu global, vous devez continuer à louer le bien pendant au moins 3 ans. En cas de cessation de location, les déficits imputés peuvent être remis en cause.
  • Profitez du doublement du plafond pour la rénovation énergétique : depuis 2023, le plafond est porté à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique dans les passoires thermiques (DPE F ou G), ce qui double l'avantage fiscal.
  • Combinez avec d'autres dispositifs : le déficit foncier se cumule avec d'autres mécanismes (Denormandie ancien, Malraux) pour optimiser davantage votre fiscalité immobilière.

Questions fréquentes

Non, le déficit foncier n'est pas soumis au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €/an. C'est l'un de ses principaux avantages par rapport aux dispositifs de défiscalisation comme le Pinel ou le Denormandie. Vous pouvez donc cumuler le déficit foncier avec d'autres avantages fiscaux sans être limité par ce plafond.

Sont déductibles les travaux d'entretien (remise en état, peinture, plomberie, électricité), de réparation (toiture, ravalement, remplacement de chaudière) et d'amélioration (installation d'un chauffage central, d'un ascenseur, mise aux normes). Les travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement ne sont pas déductibles.

Après avoir imputé un déficit foncier sur votre revenu global, vous devez maintenir la location du bien jusqu'au 31 décembre de la 3e année suivant l'imputation. Par exemple, si vous imputez un déficit sur vos revenus 2026, le bien doit rester loué jusqu'au 31 décembre 2028 au minimum. En cas de non-respect, l'administration fiscale peut remettre en cause les déficits imputés.

Non, les intérêts d'emprunt ne sont déductibles que des revenus fonciers, jamais du revenu global. Si les intérêts d'emprunt génèrent à eux seuls un déficit, celui-ci est reportable uniquement sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. C'est une distinction importante à comprendre pour calculer correctement le déficit imputable sur le revenu global.

Depuis 2023, le plafond d'imputation du déficit foncier sur le revenu global est doublé à 21 400 € par an pour les propriétaires qui réalisent des travaux de rénovation énergétique permettant de sortir un logement de la catégorie « passoire thermique » (classes DPE F ou G vers D ou mieux). Ce dispositif vise à accélérer la rénovation du parc immobilier ancien.

Non, le déficit foncier n'est possible qu'au régime réel d'imposition. Le micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) ne permet pas de constater un déficit car on ne déduit pas les charges réelles. Si vous prévoyez des travaux importants, optez pour le régime réel. Ce choix vous engage pour 3 ans minimum.