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Qu'est-ce que la micro-entreprise ?

La micro-entreprise (anciennement auto-entreprise) est un régime simplifié destiné aux entrepreneurs individuels souhaitant créer et gérer une activité avec un minimum de formalités administratives, comptables et fiscales. Ce statut, créé en 2009, permet de démarrer une activité rapidement et de ne payer des cotisations que sur le chiffre d'affaires réellement encaissé : pas de chiffre d'affaires, pas de charges.

Le régime est accessible à toute personne physique exerçant une activité commerciale, artisanale ou libérale, à condition de ne pas dépasser les plafonds de chiffre d'affaires annuels. Il est cumulable avec un emploi salarié, la retraite, ou le statut d'étudiant. La micro-entreprise n'a pas de personnalité juridique distincte de son créateur : l'entrepreneur exerce en son nom propre.

Comment fonctionne le calcul ?

Le calcul des charges d'un micro-entrepreneur repose sur trois composantes principales :

1. Cotisations sociales

Les cotisations sont calculées en appliquant un pourcentage fixe au chiffre d'affaires encaissé. Elles couvrent l'intégralité de la protection sociale : maladie, maternité, retraite de base et complémentaire, invalidité-décès et allocations familiales.

2. impôt sur le revenu

Deux options sont possibles :

  • Régime classique (micro-fiscal) : un abattement forfaitaire est appliqué sur le CA (71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les BNC). Le reste est soumis au barème progressif de l'IR.
  • Versement libératoire : l'impôt est payé au fil de l'eau à un taux fixe (1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon l'activité), à condition que le revenu fiscal de référence N-2 ne dépasse pas un certain seuil.

3. CFE et taxes annexes

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est due chaque année (sauf la première année), ainsi que la contribution à la formation professionnelle (0,1 % à 0,3 % du CA).

Le revenu net se calcule ainsi : Chiffre d'affaires - Cotisations sociales - Impôt sur le revenu - CFE - Taxes annexes.

Barèmes et données 2026

Type d'activité Plafond CA Taux cotisations Abattement fiscal Versement libératoire
Vente de marchandises (BIC)188 700 €12,3 %71 %1,0 %
Prestations de services (BIC)77 700 €21,2 %50 %1,7 %
Activités libérales (BNC)77 700 €21,1 %34 %2,2 %

Seuils de franchise de TVA (2026)

Activité Seuil de franchise Seuil majoré
Vente de marchandises91 900 €101 000 €
Prestations de services36 800 €39 100 €

Conseils et optimisations

  • Optez pour le versement libératoire si votre TMI est supérieur ou égal à 11 % et que votre revenu fiscal de référence le permet. C'est souvent plus avantageux que le régime classique.
  • Anticipez le passage à la TVA : si votre CA dépasse le seuil de franchise, vous devrez facturer la TVA. Préparez vos tarifs en conséquence.
  • Bénéficiez de l'ACRE : en début d'activité, l'Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise permet de diviser par deux les cotisations sociales pendant la première année.
  • Surveillez les plafonds : un dépassement du plafond de CA deux années consécutives entraîne la sortie du régime micro. Anticipez en envisageant le passage en entreprise individuelle classique ou en société.
  • Déclarez votre CA chaque mois ou trimestre même s'il est nul, sous peine de pénalités. Préférez la déclaration mensuelle pour un meilleur suivi de trésorerie.
  • N'oubliez pas la CFE : cette taxe locale est due chaque année à partir de la deuxième année d'activité. Son montant varie selon la commune et le CA.

Questions fréquentes

Il n'y a plus aucune différence. Depuis le 1er janvier 2016, les régimes micro-entreprise et auto-entreprise ont fusionné en un seul et même statut, officiellement appelé « micro-entreprise ». Le terme « auto-entrepreneur » reste couramment utilisé dans le langage courant, mais il désigne la même réalité juridique et fiscale.

Oui, le cumul est tout à fait possible. Vous pouvez exercer une activité de micro-entrepreneur en parallèle d'un emploi salarié, à condition de respecter les éventuelles clauses de non-concurrence ou d'exclusivité de votre contrat de travail. Les revenus des deux activités se cumulent pour le calcul de l'impôt sur le revenu.

Si vous dépassez le plafond une seule année, vous conservez le régime micro-entreprise l'année suivante. En revanche, si le dépassement se reproduit deux années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel d'imposition au 1er janvier de l'année suivante. Vous devrez alors tenir une comptabilité complète et facturer la TVA.

L'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise) est un dispositif qui permet de bénéficier d'une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d'activité. Les cotisations sont réduites de 50 % pendant les 4 premiers trimestres. Cette aide est accordée sous conditions, notamment ne pas en avoir bénéficié dans les 3 dernières années.

La déclaration et le paiement des cotisations se font en ligne sur le site autoentrepreneur.urssaf.fr, soit mensuellement, soit trimestriellement selon l'option choisie lors de la création. Vous déclarez votre chiffre d'affaires encaissé sur la période et les cotisations sont calculées automatiquement. Le paiement s'effectue par prélèvement ou carte bancaire.

Non, le versement libératoire n'est pas toujours avantageux. Il est intéressant si votre taux marginal d'imposition est supérieur au taux du versement libératoire. Si vous êtes non imposable ou dans la tranche à 11 %, le régime classique avec abattement forfaitaire est souvent plus favorable. De plus, le versement libératoire n'est accessible que si votre revenu fiscal de référence N-2 ne dépasse pas un certain plafond.

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