Simulateur IS vs IR

Paramètres

Remplissez le formulaire pour comparer l'imposition IS et IR.

IS ou IR : quel régime fiscal choisir pour votre entreprise ?

Le choix entre l'impôt sur les sociétés (IS) et l'impôt sur le revenu (IR) est une décision fondamentale pour tout dirigeant d'entreprise en France. Ce choix impacte directement la charge fiscale globale, la rémunération du dirigeant, et la stratégie de distribution des bénéfices. Notre simulateur IS vs IR vous permet de comparer précisément les deux régimes en tenant compte de votre situation personnelle.

Comment fonctionne l'impôt sur les sociétés (IS) ?

L'IS est un impôt payé par la société elle-même sur ses bénéfices. Le barème 2026 de l'IS est le suivant :

  • 15 % sur la tranche de bénéfice imposable jusqu'à 42 500 € (taux réduit PME, sous conditions : CA < 10 M€, capital entièrement libéré)
  • 25 % sur la fraction excédant 42 500 €

En régime IS, le dirigeant se verse une rémunération (déductible du résultat imposable) et peut percevoir des dividendes sur le bénéfice après impôt. Les dividendes sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % (flat tax : 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux).

Charges sociales en régime IS

La rémunération du dirigeant supporte des charges sociales dont le taux dépend du statut juridique :

  • SARL (gérant majoritaire TNS) : cotisations sociales d'environ 45 % de la rémunération nette
  • SAS (président assimilé salarié) : charges patronales et salariales d'environ 82 % du net, mais meilleure protection sociale

Comment fonctionne l'impôt sur le revenu (IR) ?

En régime IR, la société est « transparente » fiscalement : le bénéfice est directement imposé entre les mains du dirigeant selon le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Les tranches 2026 sont :

Tranche de revenuTaux d'imposition
Jusqu'à 11 294 €0 %
De 11 295 € à 28 797 €11 %
De 28 798 € à 82 341 €30 %
De 82 342 € à 177 106 €41 %
Au-delà de 177 106 €45 %

Le bénéfice est également soumis aux cotisations sociales TNS (environ 45 %), qui sont déductibles du revenu imposable.

Quand choisir l'IS plutôt que l'IR ?

L'IS est généralement plus avantageux lorsque :

  • Les bénéfices sont élevés (au-delà de 40 000-80 000 € selon le statut)
  • Vous souhaitez réinvestir les bénéfices dans l'entreprise plutôt que les distribuer
  • Vous pouvez optimiser la répartition rémunération/dividendes
  • Votre TMI personnelle est de 30 % ou plus
  • Vous voulez lisser votre imposition personnelle en modulant les distributions

Quand choisir l'IR plutôt que l'IS ?

L'IR est souvent préférable lorsque :

  • Les bénéfices sont modestes (inférieurs à 40 000-50 000 €)
  • Vous êtes dans une TMI faible (0 % ou 11 %)
  • L'entreprise génère des déficits imputables sur le revenu global
  • Vous êtes en début d'activité avec un régime micro (BIC ou BNC)
  • Vous souhaitez une simplicité comptable maximale

SARL ou SAS : l'impact sur la comparaison

Le statut juridique modifie significativement la comparaison IS/IR :

  • SARL avec gérant majoritaire (TNS) : charges sociales plus faibles (~45 %), mais protection sociale moindre. Les dividendes dépassant 10 % du capital social sont soumis aux cotisations sociales TNS.
  • SAS avec président assimilé salarié : charges sociales plus élevées (~82 %), mais meilleure couverture (régime général). Les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales, seulement à la flat tax de 30 %.

En pratique, pour un même niveau de rémunération, la SAS coûte plus cher en charges mais offre une optimisation plus simple des dividendes.

Données et barèmes 2026

ParamètreValeur 2026
Taux réduit IS (PME)15 % jusqu'à 42 500 €
Taux normal IS25 %
Flat tax (PFU) dividendes30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS)
Cotisations TNS (gérant SARL)~45 % du net
Charges sociales président SAS~82 % du net
Seuil CA taux réduit IS10 000 000 €

Conseils pour optimiser votre choix

  • Analysez votre TMI personnelle : c'est le facteur clé de la comparaison. Plus votre TMI est élevée, plus l'IS devient avantageux.
  • Optimisez la répartition rémunération/dividendes en IS : versez-vous suffisamment de rémunération pour valider vos trimestres de retraite, et distribuez le reste en dividendes à la flat tax.
  • Anticipez la croissance : si votre bénéfice va augmenter, l'IS vous permet de capitaliser à moindre coût fiscal.
  • Consultez un expert-comptable : ce simulateur donne une estimation. Seul un professionnel peut intégrer toutes les spécificités de votre situation (déductions, crédits d'impôt, situation familiale).

Questions fréquentes

L'IS est payé par la société sur ses bénéfices (15 % puis 25 %), tandis que l'IR est payé par le dirigeant personnellement sur le bénéfice de l'entreprise (barème progressif de 0 % à 45 %). En IS, le dirigeant n'est imposé que sur sa rémunération et ses dividendes. En IR, il est imposé sur la totalité du bénéfice.

Oui. Une SARL ou SAS soumise à l'IR peut opter pour l'IS à tout moment. L'option est irrévocable après 5 exercices. Inversement, certaines sociétés à l'IS peuvent opter temporairement pour l'IR (option possible pour les SARL de famille ou les SA/SAS de moins de 5 ans, sous conditions).

Il n'existe pas de seuil universel car il dépend de votre TMI, votre statut (SARL/SAS), le montant de votre rémunération et les dividendes. En règle générale, au-delà de 40 000 à 80 000 € de bénéfice annuel et avec une TMI de 30 % ou plus, l'IS devient souvent plus avantageux. Notre simulateur calcule ce seuil pour votre situation.

Oui, en SARL, les dividendes perçus par le gérant majoritaire sont soumis aux cotisations sociales TNS pour la fraction excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant. Seule la fraction inférieure à ce seuil est soumise à la flat tax de 30 %. En SAS, les dividendes ne sont jamais soumis aux cotisations sociales.

En IS, les bénéfices non distribués ne sont imposés qu'au taux de l'IS (15 % ou 25 %), ce qui laisse davantage de trésorerie pour réinvestir. En IR, même les bénéfices non distribués sont imposés au barème progressif et aux cotisations sociales. L'IS permet donc de capitaliser plus efficacement et de financer la croissance de l'entreprise.

La flat tax (pfu) de 30 % se compose de 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Elle s'applique sur le montant brut des dividendes. Le contribuable peut opter pour le barème progressif avec abattement de 40 % sur les dividendes, ce qui peut être plus avantageux si sa TMI est inférieure à 11 %.