Simulateur d'encadrement des loyers

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Remplissez le formulaire pour connaître le loyer encadré dans votre zone.

Qu'est-ce que l'encadrement des loyers ?

L'encadrement des loyers est un dispositif réglementaire qui fixe un plafond de loyer dans certaines villes où le marché locatif est considéré comme « tendu » (la demande de logements dépasse largement l'offre disponible). Instauré à titre expérimental par la loi ALUR de 2014, puis pérennisé par la loi ELAN de 2018, ce mécanisme vise à protéger les locataires contre les loyers excessifs tout en encadrant les augmentations lors des renouvellements de bail ou des nouvelles locations.

Le principe est simple : chaque année, un arrêté préfectoral fixe un loyer de référence au m² pour chaque quartier, en fonction du type de location (vide ou meublé), du nombre de pièces et de l'époque de construction du bâtiment. Le loyer demandé ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré (loyer médian + 20 %). Notre simulateur vous permet de connaître le loyer maximum autorisé dans votre zone.

Comment fonctionne le calcul ?

L'encadrement des loyers repose sur trois niveaux de référence :

  • Loyer de référence : loyer médian au m² constaté par l'observatoire local des loyers pour un type de logement donné dans un quartier donné.
  • Loyer de référence majoré = Loyer de référence × 1,20 (+ 20 %). C'est le plafond maximum que le bailleur peut demander.
  • Loyer de référence minoré = Loyer de référence × 0,70 (- 30 %). En dessous de ce seuil, le bailleur peut demander une réévaluation lors du renouvellement du bail.

Loyer maximum autorisé = Loyer de référence majoré au m² × Surface du logement

Le loyer de référence varie selon quatre critères : le secteur géographique (quartier), le nombre de pièces (1, 2, 3 ou 4+ pièces), le caractère meublé ou non du logement, et l'époque de construction du bâtiment (avant 1946, 1946-1970, 1971-1990, après 1990).

Barèmes et données 2026

Ville / Agglomération Encadrement en vigueur
ParisDepuis le 1er juillet 2019
Lille (+ Hellemmes, Lomme)Depuis mars 2020
Lyon + VilleurbanneDepuis novembre 2021
MontpellierDepuis juillet 2022
BordeauxDepuis juillet 2022
Est Ensemble (Seine-Saint-Denis)Depuis décembre 2021
Plaine Commune (Seine-Saint-Denis)Depuis juin 2021
Pays BasqueDepuis novembre 2022
GrenobleDepuis 2024

Note : les loyers de référence sont révisés chaque année par arrêté préfectoral. Consultez le site de l'ADIL ou de la préfecture de votre département pour obtenir les barèmes actualisés.

Conseils et optimisations

  • Vérifiez si votre commune est concernée : l'encadrement des loyers ne s'applique pas partout. Consultez le site de votre préfecture ou de l'ADIL pour savoir si votre commune a mis en place ce dispositif.
  • Locataire : contestez un loyer excessif : si votre loyer dépasse le loyer de référence majoré, saisissez la commission départementale de conciliation dans un délai de 3 mois après la signature du bail, puis le tribunal judiciaire si nécessaire.
  • Bailleur : justifiez un complément de loyer : le loyer peut dépasser le plafond uniquement si le logement présente des caractéristiques exceptionnelles de localisation ou de confort (vue remarquable, terrasse, équipements de luxe). Le complément doit être justifié dans le bail.
  • Bailleur : le meublé permet un loyer plus élevé : les loyers de référence sont plus élevés pour les logements meublés que pour les logements vides, ce qui peut justifier de louer en meublé dans les zones encadrées.
  • Attention aux sanctions : en cas de non-respect de l'encadrement, le bailleur risque une amende pouvant aller jusqu'à 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.

Questions fréquentes

Non, l'encadrement des loyers ne s'applique que dans les communes qui en ont fait la demande et obtenu l'autorisation par décret. En 2026, les principales villes concernées sont Paris, Lyon, Lille, Montpellier, Bordeaux, Grenoble et certaines intercommunalités d'Île-de-France et du Pays Basque. D'autres communes peuvent rejoindre le dispositif.

Le complément de loyer permet au bailleur de dépasser le loyer de référence majoré si le logement présente des caractéristiques exceptionnelles de localisation ou de confort qui n'ont pas été prises en compte pour fixer le loyer de référence. Par exemple : une vue exceptionnelle, une grande terrasse, un jardin privatif ou des équipements de standing. Le complément doit être justifié et mentionné dans le bail.

Le locataire dispose de 3 mois après la signature du bail pour contester le loyer ou le complément de loyer. Il doit d'abord saisir la commission départementale de conciliation (CDC), qui tentera de trouver un accord amiable. En cas d'échec, il peut saisir le tribunal judiciaire dans les 3 mois suivant la réception de l'avis de la CDC. Si le juge constate un dépassement, il fixe le loyer au niveau du plafond autorisé et peut ordonner le remboursement du trop-perçu.

Oui, l'encadrement des loyers s'applique aussi bien aux locations vides qu'aux locations meublées. Cependant, les loyers de référence sont généralement plus élevés pour les meublés (environ 10 à 15 % de plus) car la location meublée inclut les équipements et le mobilier. Les baux mobilité et les locations saisonnières (Airbnb) ne sont pas concernés par l'encadrement.

Le bailleur qui ne respecte pas l'encadrement des loyers s'expose à une amende administrative pouvant atteindre 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale. Le préfet peut également lui ordonner de se mettre en conformité dans un délai imparti et de rembourser les loyers trop-perçus au locataire.

Dans une zone soumise à l'encadrement, le loyer ne peut être augmenté au-delà du loyer de référence majoré en vigueur, même lors du renouvellement du bail. Si le loyer est inférieur au loyer de référence minoré, le bailleur peut proposer une réévaluation, mais seulement jusqu'au loyer de référence minoré. La révision annuelle reste possible dans la limite de l'IRL (Indice de Référence des Loyers).