Ce guide sert à comprendre, pas à construire. Il ne contient volontairement aucun dimensionnement (diamètre, pente, débit, pression de service…) et n'est pas exhaustif. Il ne remplace ni l'étude d'un plombier ou d'un professionnel qualifié, ni les documents techniques applicables (DTU de la série 60 pour la plomberie, DTU 40.5 pour les eaux pluviales), ni les prescriptions du fabricant et du règlement de service de l'eau. Une installation mal conçue peut provoquer refoulements, dégâts des eaux, coups de bélier ou infiltrations : confiez-la à un professionnel assuré.

Le rôle des gouttières et descentes

Les gouttières (ou chéneaux) recueillent l'eau qui ruisselle sur la toiture et les descentes la conduisent vers le sol, un regard ou une cuve. Une gouttière qui déborde mouille les façades, abîme les enduits et les menuiseries, et une eau rejetée au pied du mur peut fragiliser les fondations, notamment sur un sol argileux sensible au retrait-gonflement.

Qui les dimensionne

Le dimensionnement des gouttières et des descentes suit le DTU 40.5 (évacuation des eaux pluviales) et les avis techniques des fabricants. Le couvreur ou le zingueur choisit la section des gouttières, le nombre et le diamètre des descentes et la pente des gouttières selon la surface de toiture et la région. Demandez que ces choix figurent dans le devis.

Ce qui détermine leur taille et leur nombre

  • La surface de toiture qui s'écoule vers chaque gouttière, mesurée en projection horizontale : c'est le premier critère. Vous pouvez l'estimer avec le calcul de la surface de toiture.
  • L'intensité des pluies de la région, prise en compte par le DTU : les épisodes orageux du Sud-Est imposent davantage de capacité.
  • La longueur de la gouttière et la position des descentes : une descente au milieu d'une longue gouttière la soulage mieux qu'une descente en bout.
  • La forme de la gouttière (demi-ronde, moulurée, chéneau encaissé) et la présence de noues qui concentrent l'eau.

Où rejeter les eaux pluviales

Les eaux de pluie peuvent être infiltrées sur la parcelle, stockées dans une cuve de récupération ou raccordées au réseau public d'eaux pluviales selon le plan local d'urbanisme et le règlement d'assainissement de la commune. Elles ne doivent pas être raccordées au réseau d'eaux usées lorsque le réseau est séparatif, et ne doivent pas s'écouler chez le voisin (code civil, art. 681).

Entretien et signes d'alerte

  • Nettoyer gouttières et crapaudines au moins une fois par an, après la chute des feuilles.
  • Surveiller les débordements lors des fortes pluies, les traces d'humidité en façade et les joints qui gouttent.
  • Vérifier les fixations (crochets) après une tempête ou un épisode de neige.

Pour un remplacement, estimez le coût de la charpente et de la couverture et faites chiffrer gouttières et descentes par un couvreur.

Questions fréquentes

Ce guide ne donne volontairement pas de nombre : il dépend de la surface de toiture desservie, de l'intensité des pluies de la région, de la longueur et de la forme de la gouttière. Le couvreur le détermine selon le DTU 40.5.

Le plus souvent parce qu'elle est bouchée par des feuilles ou des mousses, ou parce que sa pente s'est affaissée. Si elle déborde alors qu'elle est propre, sa capacité ou le nombre de descentes est sans doute insuffisant.

Pas au réseau d'eaux usées si la commune a un réseau séparatif. Le règlement d'assainissement et le PLU indiquent si les eaux pluviales doivent être infiltrées sur la parcelle, stockées ou raccordées au réseau pluvial.

Oui, dans une cuve, pour l'arrosage et certains usages intérieurs encadrés (WC, lavage des sols, sous conditions). Une cuve enterrée raccordée à l'intérieur de la maison doit respecter des règles de séparation avec le réseau d'eau potable.

Préparez votre budget

Pour des travaux confiés à un professionnel.

Surface de toiture Charpente et couverture