Simulateur de droits de mutation immobilière

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Que sont les droits de mutation immobilière ?

Les droits de mutation immobilière, communément appelés « frais de notaire », sont des taxes perçues par l'État et les collectivités locales lors de toute transaction immobilière. Ils constituent la part la plus importante des frais d'acquisition d'un bien immobilier et sont payés par l'acheteur au moment de la signature de l'acte authentique chez le notaire. En réalité, le notaire ne conserve qu'une petite partie de ces frais (ses émoluments) ; l'essentiel est reversé au Trésor public, au département et à la commune.

En France, les droits de mutation s'élèvent généralement à 7 % à 8 % du prix du bien dans l'ancien et à 2 % à 3 % dans le neuf. Cette différence significative s'explique par le fait que les biens neufs sont soumis à la TVA (incluse dans le prix) et bénéficient d'une taxe de publicité foncière réduite. Notre simulateur détaille chaque composante des droits de mutation pour vous permettre de budgétiser précisément votre acquisition.

Composition détaillée des droits de mutation

Les droits de mutation dans l'ancien se décomposent en plusieurs éléments :

  • La taxe départementale : fixée à 4,50 % dans la majorité des départements. Quelques départements appliquent un taux réduit de 3,80 % (Indre, Isère, Morbihan et certains départements d'outre-mer).
  • La taxe communale : fixée à 1,20 % du prix du bien. Elle est perçue au profit de la commune où se situe le bien.
  • Les frais d'assiette et de recouvrement : correspondant à 2,37 % du montant de la taxe départementale. Ils rémunèrent l'État pour la collecte des droits.

À ces droits de mutation proprement dits s'ajoutent :

  • Les émoluments du notaire : calculés selon un barème proportionnel dégressif fixé par décret. Plus le prix du bien est élevé, plus le taux marginal diminue.
  • La contribution de sécurité immobilière : 0,10 % du prix du bien (minimum 15 €), versée au service de la publicité foncière.
  • Les débours : frais avancés par le notaire pour le compte de l'acheteur (documents d'urbanisme, extraits cadastraux, états hypothécaires, etc.).

Barème des émoluments du notaire 2026

Tranche de prixTaux
De 0 à 6 500 €3,870 %
De 6 500 € à 17 000 €1,596 %
De 17 000 € à 60 000 €1,064 %
Au-delà de 60 000 €0,799 %

Ce barème est fixé par l'arrêté du 28 février 2020 et s'applique de manière dégressive : chaque tranche du prix du bien est taxée au taux correspondant. Les émoluments du notaire sont soumis à la TVA à 20 %, ce qui augmente légèrement leur montant effectif.

Ancien vs neuf : quelle différence ?

Dans le neuf (bien de moins de 5 ans ou VEFA), le prix inclut déjà la TVA à 20 %. Les droits de mutation sont alors réduits à la taxe de publicité foncière (0,715 % environ). C'est pourquoi les frais d'acquisition d'un bien neuf sont nettement inférieurs : environ 2 à 3 % du prix contre 7 à 8 % dans l'ancien.

Dans l'ancien, les droits de mutation complets s'appliquent (taxe départementale + communale + frais d'assiette), ce qui représente environ 5,80 % du prix du bien, auxquels s'ajoutent les émoluments du notaire, la contribution de sécurité immobilière et les débours.

Conseils pour optimiser vos frais

  • Distinguez le mobilier : si l'achat inclut du mobilier (cuisine équipée, meubles), il est possible de le déduire du prix du bien immobilier pour réduire l'assiette des droits de mutation, dans la limite du raisonnable (5 à 10 % du prix).
  • Négociez les frais d'agence : si les honoraires d'agence sont à la charge de l'acquéreur et inclus dans le prix, ils augmentent l'assiette des droits de mutation. Préférez un mandat « charge vendeur ».
  • Primo-accédants : certaines collectivités proposent des exonérations partielles de droits de mutation pour les primo-accédants. Renseignez-vous auprès de votre notaire.
  • Anticipez dans votre budget : les frais de notaire doivent être financés par l'apport personnel. Rares sont les banques qui acceptent de les intégrer au crédit immobilier.

Questions fréquentes

Les « frais de notaire » est l'expression courante qui englobe l'ensemble des sommes versées au notaire lors d'un achat immobilier. En réalité, ces frais comprennent les droits de mutation (taxes reversées à l'État et aux collectivités), les émoluments du notaire (sa rémunération), la contribution de sécurité immobilière et les débours. Les droits de mutation représentent environ 80 % du total des « frais de notaire ».

Dans le neuf, le prix du bien inclut la TVA à 20 %, qui remplace les droits de mutation classiques. Seule une taxe de publicité foncière réduite (environ 0,715 %) est perçue. C'est pourquoi les frais d'acquisition dans le neuf sont de l'ordre de 2 à 3 % du prix, contre 7 à 8 % dans l'ancien. Cette différence peut représenter plus de 10 000 € pour un bien à 250 000 €.

En 2026, très peu de départements appliquent encore le taux réduit de 3,80 % au lieu de 4,50 %. Il s'agit principalement de l'Indre (36), de l'Isère (38), du Morbihan (56), ainsi que de certains départements et collectivités d'outre-mer. La quasi-totalité des départements métropolitains ont relevé leur taux au maximum autorisé de 4,50 %. Pour vérifier le taux applicable, consultez votre notaire ou la page officielle du département concerné.

Les droits de mutation (taxes) ne sont pas négociables car ils sont fixés par la loi. En revanche, les émoluments du notaire peuvent faire l'objet d'une remise de 20 % maximum sur la part dépassant 100 000 € de prix de vente (depuis la loi Macron de 2016). Concrètement, cette remise est limitée et représente quelques centaines d'euros. Les débours sont également peu négociables car ils correspondent à des frais réels.

Non, les droits de mutation ne sont pas déductibles des revenus fonciers en régime réel. Ils font partie du prix de revient du bien et ne sont pris en compte que pour le calcul de la plus-value immobilière en cas de revente. En revanche, les frais d'acquisition peuvent être forfaitisés à 7,5 % du prix d'achat pour le calcul de la plus-value, ce qui est souvent plus avantageux que les frais réels.

Les droits de mutation sont payés au moment de la signature de l'acte authentique chez le notaire. Le notaire les collecte pour le compte de l'acheteur et les reverse aux administrations compétentes (Trésor public, département, commune). Le paiement se fait en une seule fois, généralement par virement bancaire. Le notaire conserve les fonds quelques semaines avant de les reverser.